« La maison de mon enfance... j'en garde le souvenir le plus tendre et le plus émerveillé.
Que dis-je ? ma vie, mon style, doivent presque tout à sa situation et à son architecture »
Christian DIOR
En bord de mer, une jolie villa normande rose et grise, enlacée d'un jardin fleuri et accrochée à la falaise, surplombant le sentier des douaniers qui vous mène jusqu'au Mont Saint Michel...
Une atmosphère doucement féminine, invitation au calme et à la rêverie, au son des vagues qui viennent se briser sur le granit.
Tout comme Dior (je vous rassure, la comparaison s'arrête là :) !!), je suis très attachée à Granville où j'ai passé une grande partie de mes étés, de mes premiers pâtés de sable à mon premier job d'étudiante, en passant par les régates en optimiste avec ma petite soeur, marinière Saint James et ciré jaune sur le dos, les longues après-midi à se construire des cabanes, les après-midi à sauter sur un trampoline au Club Mickey, les cueillettes de framboises en pyjama, les premières soirées trop arrosées et les amourettes de vacances qui vous laissent rêveuse au moins une année scolaire...
C'est aussi à Granville, alors que j'avais une toute petite dizaine d'années, précisément dans cette jolie villa, que je suis tombée amoureuse pour toujours de la mode et de l'univers des couturiers. En rentrant dans ce musée, c'est un peu comme si, à l'âge où l'on commence théoriquement à ne plus trop croire aux contes de fées et aux destins de princesses, j'avais réalisé qu'il existait pour de vrai des artistes avec des pouvoirs magiques, capables de réaliser des robes encore plus belles que dans mon imagination de petite fille.
Une véritable révélation.
J'en suis venue à espérer qu'il pleuve au moins une fois par période de vacances, pour être sûre que pour une journée, la plage soit évincée et qu'on aille voir la nouvelle expo de l'été. Il fallait de l'énergie pour me décoller de là, avec mon petit cahier et mon crayon, à maladroitement tenter de reproduire les robes, pour être sûre de ne pas les oublier...
Les années ont passées, les vacances granvillaises se sont espacées, et j'avais presque oublié ce musée.
Pas oublié vraiment, quand même, mais disons que j'avais oublié à quel point ces après-midi avaient probablement été décisives dans ma fascination pour la Haute-Couture et plus généralement pour la mode.
On sous-estime souvent l'importance des toutes petites choses, des curiosités et lubies de gamines, mais au final, ce sont souvent elles qui, de fil en aiguille, font de nous ce que nous sommes.
C'est donc presque religieusement que je suis retournée en pélerinage au Musée Christian Dior le week-end dernier, nostalgique, un peu émue et des souvenirs plein la tête.
J'y ai apprécié l'exposition, dont je vous montrerai les photos très bientôt.
Et après tant d'émotions, un petit thé dans les jardins, près de la roseraie... Le Madeleine Dior, Thé noir de Chine à la Bergamote et aux Fleurs bleues (un délice) pour moi et Miss Dior (thé vert aux fleurs de jasmin) pour ma maman.
Sans oublier une rencontre très sympathique avec Maeva, médiatrice culturelle en charge de l'exposition, qui nous a appris plein de choses passionnantes et que j'espère revoir à Paris bientôt ;)













Big Beauty & Pauline : Call me Ponie












Dans la peau de Mickey
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dimanche"
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