Je n’ai pas été sage cette année. Pas sage du tout même !
Comme à mon habitude, j’ai cumulé les excès en tout.
Excessive dans le travail, dans les achats, dans les sorties, dans les angoisses, dans les amitiés, dans les amours.
Mais c’est surtout en achats compulsifs de fringues et autres chaussures et sacs à main que j’ai le plus abusé.
Ce spankaholic asshole de Père Fouettard finira pas me rattraper, j’en suis sûre…
En attendant, je pense que je ne vais pas être gâtée en cadeaux de modeuse par les pères noëls de ma connaissance qui garniront mes jolies chaussures au pied du sapin… Ils préféreront m’acheter des choses utiles dont j’ai effectivement besoin mais que j’oublie de prévoir dans mon budget en préférant inconsciemment claquer mon salaire dans des futilités.
Comme le disait Carrie Bradshaw, grande philosophe devant l’éternel et prêtresse spirituelle des shopaholics : « I like to see where my money is. Hanging in my closet. »
N’empêche que rien ne sert de se priver de faire une petite liste complètement irréaliste.
Au cas où un charmant bienfaiteur voudrait faire des dons à la petite blogueuse complètement timbrée que je suis…
Parce que c’est vrai.
Je plaide coupable.
Mon blog revendique la bonne affaire, le bon look au bon budget, le dénichage de la petite pièce sympa, qui sort de l’ordinaire, qui coûte trois fois rien et qui magnifie une tenue composée de pièces bon marché des enseignes des « poids lourds du prêt à porter pour fashionista fauchée ».
Je me suis souvent vue dire des trucs comme « le but de mon blog, c’est de montrer qu’en alimentant régulièrement sa garde-robe dans des boutiques aux prix raisonnables, voire cheap, le tout agrémenté de quelques pièces vintage et de pièces originales shoppées sur des sites anglo-saxons, on peut se faire un look de modeuse à la portée de tous les budgets. La quête de la bonne affaire dirige mes impulsions shopping. Je trouve qu’il n’y a aucun mérite à être bien sapée en claquant une fortune. Le challenge est plus stimulant et limiter son budget rend plus créatif ! »
Et je le pense.
Ouais ouais… A d’autres !
Si si, je vous assure je le pense quand je suis un peu sérieuse et réaliste…
Mais je suis encore une toute petite fille avec des rêves de princesse.
Et la période pré-déballage de cadeaux a le don de faire remonter à la surface des envies inaccessibles…
Du coup, pour Noël, voilà ce que j’enverrais comme liste au Père Noël s’il m’entendait :
Une sélection des plus belles pièces du blog SEA OF SHOES de Jane Aldridge…
Je suis sympa, je facilite la tâche.
Le Papa Noël de mes rêves de gamine n’aura qu’à aller cambrioler la jolie jeunette avec ses petits lutins et son super traineau… Je suis sûre qu’elle a une grande cheminée, la jolie Jane… Et hop, piocher quelques Miu Miu, Prada, Ungaro, Marni, Alaia, Chanel et autres Louboutin et les coller dans la hotte ! Une expédition commando de cette envergure devrait s’avérer une simple formalité pour une telle équipée, habituée à se faufiler avec rapidité chez (presque) tout le monde en une seule nuit, et tout ça sans se faire griller…
« petit papa noël, quand tu descendras du ciel, avec tes cadeaux par milliers… n’oublie pas TOUS CES PETITS SOULIERS »
Allez, je ne fais pas ma difficile, je les veux bien toutes !
Dans le même genre de choses complètement inacceptables, même de la part d’une capricieuse invétérée comme moi, je voudrais (et attention, là, on n’est plus dans la fiction, dans les envies refoulées volontairement… ce sont de vrais désirs, qui j’espère deviendront bientôt réalité) : un appareil photo reflex numérique rien qu’à moi, un nouvel an à Londres, un séjour avec mes copines dans un truc style detox la journée (spa, soins, massages etc.) intox le soir (mojitos, etc.), un Chanel 2.55, une bague nuage Adeline Affre et des vacances en 2010 à New York avec mon Namoureux.
Ah oui, tant que j’y suis, [je suis parfois un brin altruiste au milieu de mon égoïsme forcené et de mon implacable ironie] petit papa Noël, quand tu descendras du ciel, je voudrais aussi la paix dans le monde, l’égalité entre les sexes, la semaine de quatre jours et la fin du sida, de la criminalité, de la grippe A, des collants qui filent… (L’élection de la nouvelle Miss France approche, n’oublions pas.)
Et sinon, dans mon immense indulgence, si la crise économique a mis tout le monde sur la paille, je ferais l’effort de me contenter d’une petite collection de vernis OPI, un duo d’ombres à paupières grises Chanel et un joli blush, des livres (sans vouloir faire ma monomaniaque, il y a plein de beaux livres sur la mode sur amazon…), des meubles pour mes chaussures (plus que 4 mois avant le dressing !!!), un fer à repasser décent…
Et surtout… ce que je veux vraiment… et là-dessus, je ne transigerai pas… un excellent dîner copieux, plantureux et savoureux et quelques jours de vacances avec de longues nuits de sommeil avant d’attaquer 2010 !
Ce serait déjà pas mal !
Et vous, il y aurait quoi sur votre Dream Christmas Wishlist de modeuse ?
Retrouvez cet article et mon portrait sur le nuage des filles dont j'ai l'honneur d'être
la "rédac'chef" cette semaine !!
crédits photo :
seaofshoes.typepad.com

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