Sénégal : femmes, terre, eau et technologies

14 mars 2019

Il y a des articles plus difficiles à rédiger que d’autres, et celui d’aujourd’hui l’est tout particulièrement, car la mission de relater précisément un tel séjour est périlleuse ! Trouver le juste équilibre pour n’être pas trop technique et rébarbative tout en vous délivrant des informations, et pas seulement de jolies photos et des émotions…

Commençons par le commencement. La décision a été prise quelques jours avant mon départ pour Tokyo (d’ailleurs WELCOME BACK,  je vous ai dit SAYO NARA en février et finalement c’est avec un article au sujet d’un autre pays que je reviens ici après presque un mois d’absence ! Promis, les articles consacrés à mes vacances en famille au Japon viendront prochainement !) : accompagner une délégation de la Direction de l’Engagement BNP Paribas à la découverte de projets qu’ils financent au Sénégal, un pays que j’adore.

Le Sénégal, c’est là que nous étions partis avec mon mari pour notre première Honeymoon. Pendant notre semaine à sillonner la région, nous avions fait la rencontre d’une famille avec qui nous correspondons et que nous soutenons encore aujourd’hui, 6 ans après. Une belle histoire d’amitié ! D’ailleurs, si j’ai un seul regret, c’est de n’avoir pas pu croisé Adama et sa famille pendant ce bref séjour. Une prochaine fois j’espère !

Alors, je l’avoue, j’ai beau être cliente BNP à titre perso depuis une quinzaine d’années (et pour ma boîte aussi depuis sa création !), j’ignorais la profondeur et l’humanité de leurs engagements. Le slogan « la banque d’un monde qui change » n’avait, pour être complètement franche, jamais résonné ou éveillé en moi la curiosité d’en savoir plus… Or leurs engagements envers le développement durable et ceux pour lutter pour les droits des femmes aussi bien chez nous qu’à l’étranger sont réels et donnent à ce sous-titre publicitaire un véritable sens !

Pendant ce voyage, j’ai découvert avec intérêt plusieurs initiatives auxquelles BNP Paribas apporte un soutien financier et que je vais vous raconter en mots et en photos !

Comme j’ai beaucoup d’images et beaucoup d’explications, je vais disséminer tout ça au fur et à mesure, j’espère ne pas vous perdre en cours de route ou vous donner des crampes à devoir scroller autant !

En 3 parties, 3 enjeux pour une meilleure équité entre les hommes et les femmes au Sénégal :

  • la culture de la terre dans une optique de développement durable et de résilience au changement climatique,
  • l’accès à l’eau potable, crucial en termes de santé publique et de scolarisation de jeunes filles,
  • l’accès à la technique et à la technologie, qui ne sont pas réservées aux hommes et qui sont un facteur d’autonomisation important.

Les femmes et la TERRE

J’ai pu rencontrer, aux côtés de la délégation BNP Paribas, les femmes de Thiagar, un village du Nord du Sénégal, tout près de la frontière mauritanienne, qui se sont unies pour cultiver le riz dans une des régions du monde les plus touchées par le réchauffement climatique et qui bénéficieront des fonds débloqués par le groupe BNP Paribas dans le cadre du mouvement de solidarité internationale @heforshe qui oeuvre pour l’égalité des sexes dans le monde.

Nous avons assisté à une conférence organisée par les femmes via la REFAN, le Réseau des Femmes Agricultrices du Nord, afin de mieux comprendre les enjeux auxquels ces femmes font face et visité une rizière et une rizerie (unité de production et de conditionnement du riz produit fini).

Il faut savoir qu’au Sénégal, les femmes sont LE pilier du travail de la terre. Elles représentent 70% de la main d’oeuvre en zone rurale mais font face à des difficultés liées à la fois aux inégalités hommes-femmes et au réchauffement climatique (elles cultivent la terre dans une des régions du monde les plus impactées par ces changements).

Les objectifs du programme de financement seront, pour répondre à leurs demandes, de favoriser un accès équitable à la terre (sur laquelle les hommes ont tendance à se réserver les droits), l’accès aux technologies pour faciliter leur quotidien (par exemple, la surveillance des cultures par drones qui leur permettent notamment d’identifier les endroits qui ont besoin de plus d’attention et de s’épargner des kilomètres de marche), l’accès au financement pour accroitre leur activité et l’accès aux marchés pour la vente de leur production.

Avec l’ONU Femmes, l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, BNP Paribas a ensuite officialisé à Dakar le 8 Mars dernier le lancement du Projet d’appui aux Femmes dans l’Agriculture et le Développement Durable (PAFADD) au Sénégal et la dotation d’une enveloppe de 1 milliard de FCFA (doit 1.8 million de dollars US) sur une durée de trois ans.

Présent au Sénégal avec sa filiale BICIS, qui suivra la mise en œuvre opérationnelle du partenariat, le Groupe BNP Paribas a choisi de s’impliquer dans ce projet parce qu’il répond à deux enjeux au coeur de la politique d’engagement d’entreprise du groupe : l’égalité entre les hommes et les femmes et la transition écologique.

Ce partenariat, qui couvrira les régions à fort potentiel agricole de Saint Louis, Kolda, Tambacounda, Ziguinchor et la zone des Niayes et qui s’adresse à plus de 30 000 agricultrices sénégalaises, avec pour but de les aider à gagner en autonomie économique mais aussi de renforcer la résilience au changement climatique de l’agriculture sénégalaise, s’articule donc autour de plusieurs actions :

  • Aider et accompagner les femmes agricultrices dans la formulation de leur demande de crédit, visant à financer et accroitre leur activité.

  • Assurer à ces femmes un accès équitable à la terre et aux ressources productives (soutien à la réforme foncière pour un meilleur accès et une sécurisation des terres affectées aux agricultrices : à l’heure actuelle, beaucoup de femmes sont contraintes de louer la terre qu’elles cultivent à des hommes qui se sont en quelque sorte arrogé droit de propriété sur ces terres) en engageant notamment des partenariats avec l’Etat sénégalais, autorités locales et ministères nationaux.

  • Accompagner les agricultrices vers des filières à haute valeur ajoutée (beurre de Karité, riz et autres maraichages) via des facilités de financement et les aider à identifier des techniques agricoles et des variétés de semences résilientes aux changements climatiques. (par exemple, un des problèmes dont nous ont parlé les agricultrices rencontrées : les vents sont de plus en plus forts dans leur région et parfois, les semis s’envolent)

  • Faciliter les relations contractuelles des agricultrices avec les grands acheteurs du secteur privé (industriels, exportateurs, etc.) et les accompagner dans la commercialisation de leur culture via des actions de renforcement de capacités sur les aspects marketing/packaging, labelling, recherches de débouchés et via des facilités de financement pour l’équipement des coopératives en infrastructure de transformation, notamment, des mini rizeries (équipement de transformation du riz en produit fini), des silos de stockage, des séchoirs solaires pour les produits maraichers, etc.

Cette rencontre était riche en émotions et je me souviendrai longtemps du délicieux tiep bou dienn que nous avons dévorés après la conférence, LA spécialité sénégalaise cuisinée bien sûr avec le riz local, mais surtout du courage et de la détermination de ces femmes si fortes et si intelligentes qui résistent à l’exode rural provoqué par le changements climatiques et qui ont développé en s’alliant ensemble des techniques de culture adaptées et productives pour assurer une partie de la consommation en riz du Sénégal avec des denrées produites localement et non importées.

Une belle leçon de bravoure et de sororité.

Oulimata Sarr, Directrice Régionale UN WOMEN, qui a porté le partenariat pour accompagner 30 000 femmes agricultrices du Sénégal vers une autonomisation économique via une culture du riz résiliente au changement climatique.

Korka Diaw, une agricultrice devenue femme d’affaires, à la tête d’une exploitation agricole et d’une rizerie qui emploient plus d’une soixantaine de personnes à Richard Toll, et présidente du REFAN (Réseau des Femmes Agricultrices du Nord) qui porte les projets des femmes notamment dans la riziculture.

Oulimata Sarr et Korka Diaw avec Antoine Sire, Directeur de l’Engagement BNP PARIBAS et Patrick Pitton de la BICIS.


Les femmes et l’EAU

Autre enjeu crucial des inégalités hommes-femmes au Sénégal et plus généralement dans les pays en voie de développement, l’accès à l’eau potable et ses effets sur la santé mais aussi sur la déscolarisation des petites filles.

La corvée d’aller chercher de l’eau repose culturellement sur les épaules des femmes et des filles, ce qui a pour résultat de les priver de chances d’aller à l’école ou de se livrer à des activités productives.

Léa, infirmière en chef du Poste de Santé de Thor, nous a raconté son quotidien auprès des femmes et des enfants de sa commune, et ce qui changé depuis la mise en place du projet Providence porté par l’ONG MPA Coopération et l’installation d’une pompe #SynergieSolaire qui potabilise l’eau avec des panneaux solaires.

L’eau potable est bien entendu un problème crucial pour les villageois de cette région : la lourde tâche d’aller remplir bidons et seaux revient aux femmes et aux filles malgré la rudesse des distances à parcourir et chaque année, près de 360 000 enfants meurent au Sénégal de diarrhées et autres maladies hydriques dues à la consommation d’eau insalubre.

Equipé de cette solution de production d’eau potable par traitement UV complètement autonome en énergie, le poste de santé Thor permet de délivrer gratuitement aux femmes enceintes et enfants en bas âge de l’eau potable gratuite.

Nous avons également visité le poste de santé de Thor, et sa « maternité » qui aide environ 6 femmes par semaine à donner naissance. Les conditions sont pour le moins rudimentaires et donnent à réfléchir (si comme moi, plus les années passent et plus vous trouvez à redire sur la manière dont votre accouchement s’est déroulé, ces photos vous feront sûrement le même effet : « je ferme ma grande bouche, je ravale mes souvenirs un peu frustrés et je réalise la stupidité de mes plaintes d’occidentale bien trop gâtée »).


Les femmes et la TECHNOLOGIE

Nous avons rencontré un homme extraordinaire, réparateur de télé le jour et Géo Trouvetou pendant son temps libre, Mohamadou Ngom, dit Modou, qui met la technologie au service des femmes, des hommes et des enfants de son quartier, avec le SENFABLAB qu’il manage et le soutien de MyHumanKit, une association rennaise visant à développer le partage, l’invention et la fabrication d’aides techniques aux handicaps réalisables pour et avec les personnes concernées, association mentorée par Jean-Laurent Bonnafé, CEO de BNP Paribas.

Il nous a présenté un modèle de fauteuil roulant en palettes recyclées, autonome en énergie via des panneaux solaires, une canne « connectée » pour malvoyants qui envoie des vibrations en cas d’obstacle, des petits jardins connectés qui sont arrosés automatiquement quand ils en ont besoin via des sondes et de l’énergie solaire à nouveau, des ordinateurs qui tournent également à l’énergie solaire.

Partant du constat que les femmes ne représentent qu’à peine 30% de la population active dans le secteur des nouvelles technologies et du numérique au Sénégal, et de l’intime conviction que les analphabètes des prochaines décennies seront les gens qui n’auront pas eu accès à la technologie informatique, Modou souhaite sillonner le Sénégal afin d’équiper une quarantaine de villages et former 280 femmes par an à l’usage de l’informatique dans des zones complètement dépourvues de matériel et de compétences dans ces domaines.

Avant de repartir et après ces 3 découvertes passionnantes et des centaines de kilomètres parcourus pour aller à la rencontre de ces personnalités inspirantes, il me restait quelques heures avant mon avion, je les ai passées à me balader dans Dakar et à capturer quelques photos de scènes de rue en profitant de cette sublime lumière qu’on ne trouve qu’en Afrique.

Pour finir, quelques photos en vrac : d’autres de la rencontre avec les agricultrices, quelques portrait des enfants avec lesquels j’ai joué pendant la visite du SenFabLab, et quelques unes de Saint Louis : le merveilleux lever de soleil depuis ma chambre d’hôte à La Maison Rose avec vue sur le pont Faidherbe dessiné par Eiffel et notre dîner avec Amadou Diaw au Musée de la Photographie (encore une personnalité passionnante que nous avons rencontrée là !).

Et puis, en route pour l’aéroport, faire une dernière photo d’un affichage aux couleurs du drapeau sénégalais, en mettant des visages de femmes et d’enfants déterminés derrière l’illustration publicitaire…

J’espère que cet article vous aura plu, ça change pas mal de mes délires de modeuse habituels mais je pense qu’il est important d’aborder parfois de « vrais » sujets et de profiter de mon audience pour faire connaître des initiatives honorables visant à promouvoir l’égalité hommes-femmes dans un pays que j’adore et quauel je suis très attachée.

J’ai beau aimer le rose, et vivre d’une activité que certains considèrent comme superficielle, je suis avant tout féministe.

Merci à BNP Paribas, Antoine, Vanessa, Sylvain, Valérie, Yulia, Baptiste et Céline de m’avoir embarquée avec eux dans cette mission ! Je garderai longtemps le souvenir des rencontres inspirantes que nous y avons faites.

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10 commentaires sur “Sénégal : femmes, terre, eau et technologies”

  1. J’ ai adoré tes photos qui retranscrivent bien ton recit et j’ ai trouvé l article très intéressant (je ne savais pas que le BNP Paribas aidait autant de projets en faveur de l équité homme femme et de l environnement). Cela change de tes articles habituels mais c’est tout aussi bien car ta plume et tes photos sont toujours au top! Bravo Pauline

  2. Le Sénégal a été un coup de coeur l’année dernière pour moi aussi. Le bonheur de replonger dans ce voyage à travers tes photos (si humaines & puissantes). Belle expérience aussi, ça devait être incroyable !

  3. Merci pour ton article. Il est très enrichissant, et il fait aussi réfléchir. Les photos sont magnifiques! Les regards et les sourires des enfants sont magnétiques . Je ressens la fatigue, et parfois la tristesse, sur le visage de beaucoup de ces femmes .Tes photos nous montrent à quel point, leur quotidien est difficile.
    Je suis contente que de tels programmes soient mis en place, pour accompagner, soutenir, encourager, sans s’immiscer.

  4. Coucou, tes photos sont magnifiques. Même si tu mets du temps à écrire tes articles ils sont toujours bien construits et même si la publication n’est pas toujours « régulière » je passe toujours sur ton blog voir si il y a un nouvel article. Je le suis depuis un moment (quand tu étais à Lille avec McGallo).
    Continue à ton rythme, ton blog qui est de qualité. Profite de tes proches
    Bises.
    Camille.

  5. Hello jolie Pauline,

    Moi j’avoue être très mitigée sur cet article. Certes, les photos sont magnifiques et je sais que ton engagement et ressenti sont sincères. En revanche, j’ai été complètement refroidie par le fait que ce séjour ait été organisé par … la BNP.

    Très concrêtement, s’ils invitent des bloggeuses, c’est aussi pour « faire de la com ». Parce, en vrai, la BNP, c’est pas jojo :
    – Le Monde a sorti une vidéo aujourd’hui dénonçant la complicité de certaines banques dans l’achat des armes ayant servi au génocide au Rwanda (devine quelle banque est directement citée ?)
    – Si BNP se paye se belles campagnes de com sur son engagement durable, la banque est en réalité très critiquée pour …. « financer des méga-projets fortement émetteurs de gaz à effet de serre, notamment dans le secteur du charbon.  »
    – « Le réseau BankTrack a publié en 2011 un classement des banques les plus contributrices aux émissions de gaz à effet de serre, du fait de leur implication dans des mines et centrales au charbon. BNP Paribas y occupe la huitième place au niveau mondial et la première place pour la France.  »

    Du coup, je m’interroge toujours sur le bien fondé de ses actions, à fortiotri quand on cherche à communiquer dessus via des bloggeuses.

    Malgré tout, je le répète puisque je te suis depuis très longtemps et que j’aime vraiment beaucoup ton blog, cette critique n’est pas dirigée contre toi et j’ai toute confiance dans ton engagement. J’espère que tu ne m’en voudras pas d’avoir publier cet avis 😉
    (Par ailleurs, je dois aussi balayer devant ma porte : ça fait longtemps que je me dis que je dois me pencher sur ma propre banque, voir ce qu’elle fait, où elle se classe et envisager d’en changer éventuellement pour une banque éthique… et je ne l’ai pas encore fait !)

    1. Bonjour Amandine,
      Je me permets juste de te reprendre sur quelques points avant de répondre sur le fond :
      La direction de l’engagement du groupe BNP PARIBAS n’a pas invité « des blogueuses » mais moi, juste moi, j’étais la seule « pièce rapportée » extérieure de cette délégation, pour faire des photos et parce que j’avais un véritable intérêt pour ce pays que j’aime particulièrement pour plein de raisons dont certaines tout à fait personnelles.

      Je n’ai pas été rémunérée bien sûr et je n’avais absolument AUCUNE obligation d’en parler.

      Je l’ai fait parce que cet engagement auprès des femmes est très honorable, me touche et justement parce que BNP Paribas ne communique presque pas sur ce genre d’actions envers les femmes alors qu’ils en font beaucoup, même chez nous.

      Pour le reste des points que tu soulèves, je botte en touche !
      Gardons en tête que BNP Paribas est une banque, pas une ONG 😉

      Ma position, c’est d’encourager toutes les initiatives « féministes », et j’y suis encore plus sensible quand elles comportent un volet environnemental.

      Après je ne travaille pas pour eux, je ne suis pas leur attachée de presse ou leur avocate pour te répondre sur des dossiers sur lesquels je suis visiblement moins bien informée que toi 😉

      Par contre, la prochaine fois que je les rencontre, je n’hésiterai pas à leur faire part de tes remarques afin de savoir comment ils se placent face à ces sujets problématiques, et ne manquerai pas de venir agrémenter ma réponse ici, tu peux compter sur moi !

      En tout cas, sache que je ne t’en veux pas une seconde de publier ton avis, tu le fais avec gentillesse, respect, politesse et arguments recevables donc c’est tout à ton honneur ! Et merci pour tes gentils mots et ta fidélité aussi, ça fait plaisir et j’espère que tu reviendras même si cet article t’a laissée « mitigée » 🙂

  6. Bonjour Pauline, bravo pour cet article qui change définitivement des comptes rendus de voyages de presse qu’on peut habituellement lire. Par contre, ce n’est pas parce que tu as accouché dans un environnement (sur)médicalisé que tu as échappé aux violences médicales auxquelles les femmes sont confrontées tout au long de leur vie, en particulier lors de leur accès à la contraception/grossesse/accouchement, etc. J’extrapole peut-être quand je lis ta phrase sur ton accouchement, mais tu peux avoir des critiques légitimes sur le système de santé occidental et la manière dont il traite les femmes sans pour autant passer pour une privilégiée capricieuse. Toutes les femmes ont le droit d’être respectées et d’avoir accès aux soins médicaux nécessaires. Beaucoup trop de femmes meurent en couches en Afrique parce qu’elles n’ont pas accès à ces soins ; en France, trop de femmes se voient imposer des actes qui les infantilisent : il s’agit de deux aspects d’un même problème. D’accord pour la généralisation de l’accès aux soins des femmes africaines, pas d’accord s’il s’agit d’y importer la même vision paternaliste de l’univers médical occidental en Afrique ! Non ?

  7. J’ai adoré cet article si différent de d’habitude ! Merci d’avoir partagé ceci, c’était très instructif et il est clair que ça laisse réfléchir sur un bon nombre de choses, car 360 000 enfants qui meurent chaque année suite à de l’eau insalubre, c’est grave, pas normal, surtout quand on voit comment nous, on vit en comparaison, et qu’il faut vraiment agir et en parler pour que cela change …
    Quant à tes photos elles sont sublimes! Un grand bravo!

  8. Impressionnant la partie sur les technologies, c’est fou de voir par exemple ce fauteuil en paletets, qui a du demander des heures de recherche et de conception, avec du basique finalement. Gros contraste avec la consommation de technologies que nous avons ici en France, qui ne nous émeut même plus.
    Comme dit par d’autres dans les commentaires, j’étais un peu réticente à lire cet article, car je trouvais que ça faisait vraiment « la BNP utilise une influenceuse pour faire sa com », mais je pense que ton engagement est sincère, et les photos qui illustrent ce séjour lui donnent une vraie humanité.
    Mention spéciale à la dame derrière korka Diaw, sur la première photo d’elle, qui avait l’air un peu fatigué hihi. Et j’aime particulièrement le portrait (de Léa du coup?) en fin de la première partie. Il dégage quelque chose de fort, que je ne saurais expliquer avec des mots.
    Pour terminer, pour ce qui est de faire un métier « superficiel », je crois surtout qu’on évolue selon le lieu où on vit, et qu’il ne faut pas nécessairement comparer avec ce qui existe ailleurs. Au Sénégal les conditions sont bien différentes de la France, on agirait surement différemment là bas, et il en va de même pour les Sénégalais-e-s s’ils étaient chez nous. L’important c’est que chacun puisse mener sa barque comme il l’entend et réussir dans ses projets.

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